February 26, 2008
Ad mortem
La déprime est de nouveau là. Quand j'essaie de dormir sans prendre de somnifère, j'ai un sommeil heurté et je me réveille ensuqué. Mon avenir me paraît encore plus glauque que le ciel gris du petit matin, juste avant que ne pointe le jour. J'en ai assez de tirer le diable par la queue (c'est d'ailleurs tout ce que je tire par la queue sur cette île!). Je n'ai même pas l'impression de me battre, ou de me débattre. Je me laisse lentement sombrer. Je pense à ces voyages que je ne peux plus faire. Parfois, penser à tous ceux que j'ai faits me console, mais cela ne me donne pas vraiment une raison de continuer.
Alors j'écris. C'est ma thérapie. Non pour verbaliser, comme on dit si volontiers aujourd'hui. Mais parce qu'écrire m'apporte un grand plaisir. Je maîtrise assez bien mon style à présent et je parviens aisément à exprimer ce que je cherche à exprimer. Bon, j'avoue que j'écris plutôt du porno en ce moment, mais au moins est-ce un genre qui ne triche pas. C'est comme l'humour : une salle qui rit sincèrement, c'est toujours un signe. Un lecteur qui bande en vous lisant, quelle récompense ! C'est un peu comme une mamie qui chiale en regardant Drücker.
Un copain me rappelait récemment que j'avais avoué, il y a quelques semaines, vouloir vivre encore un peu pour savoir si, par exemple, Marion Cotillard allait décrocher l'Oscar. Bon, c'est fait, et alors ? Je suis ravi pour elle, elle le mérite, mais qu'est-ce que cela change pour moi ? C'est comme le résultat des municipales. J'aimerais bien voir la déconfiture de cette idiote de Panafieu - Panne au Pieu - mais je ne vois pas ce que cela m'apportera, une fois le résultat acquis…
Bon, allez, un mec au hasard. Ou presque.
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