December 7, 2009
Copenhague mon amour
Un lecteur fidèle s'étonne de ne pas me voir parler de Copenhague. Bon, je sais qu'il s'en étonne pour plaisanter, car l'aspect superficiel et politiquement navrant de ce blog ne lui aura pas échappé. N'imprte qui, m'ayant lu même deux ou trois fois seulement, aura mesuré quel être transparent et léger je peux être. Rien ne m'intéresse, en dehors de mes propres ennuis et des beaux garçons. Alors Copenhague… Non mais franchement, qu'est-ce que vous voulez que j'en ai à foutre du sort de la planète ? Je serai mort avant les ours polaires. Les éléphants et les pétrels de Barrau me survivront. On verra nager des orques et des lamentins alors que je ne serai plus là depuis longtemps. De plus, je n'ai pas d'enfant, je me suis ingénié à les éparpiller dans les endroits les moins fertiles (mais pas les moins excitants) de la planète… Pourquoi voulez-vous donc que je me préoccupe d'une catastrophe qui aura la décence - ce sera bien la seule - d'attendre que je ne sois plus là pour se déclencher ? Mais qu'elle crève, la planète ! Qu'elle explose, qu'elle se dissolve, qu'elle fonde ou qu'elle se consume. Bon, ce jour-là, des beaux mecs comme celui en photo aujourd'hui disparaîtront, et ce sera bien le seul aspect désolant de l'événement. Mais pensez à tous les cons qui disparaîtront avec eux ! Tous les salauds, toutes les ordures, tous ces gros pleins de fric qui croient que les zéros sur un compte en banque sont autant d'années en rab ! Drücker aura disparu, et Domenech, et Mylène Farmer, et Amélie Nothomb… Bon sang, mais c'est presque une oeuvre de salubrité publique, la fin du monde !
Remarquez, pourquoi je m'inquiète, pourquoi je me mets dans des états pareils ? On sait bien qu'ils ne vont rien décider à Copenhague, sinon le lieu et la date d'une prochaine réunion où ils ne décideront rien.
Moi, je dis que ce n'est pas un hasard si je suis venu au monde au moment où celui-ci est condamné à disparaître. Vous ne vous êtes jamais dit, au moment d'un bonheur extraordinaire, d'une réussite exemplaire, d'un émerveillement sans pareil : je peux mourir à présent ! Eh bien le monde, sachant que j'approche de ma fin, se dit la même chose.
Il est humain, le monde !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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