July 9, 2009
De l'importance d'être frotté de culture
Cette nuit, lors d'un rêve, j'ai fait une découverte qui pourrait bien bouleverser tout ce que nous croyons savoir à propos de la littérature française. En clair, et pour faire bref : Sartre est un imposteur. Ni plus ni moins. Cette nuit, j'ai rêvé du perroquet de Flaubert. Flaubert possédait un perroquet doué d'une mémoire exceptionnelle, à qui l'immortel auteur de Madame Bovary (j'aurais pu être journaliste dans un quotidien de province!) faisait apprendre par coeur les romans qu'il écrivait. Or tous n'ont pas été publiés. A la mort de Flaubert, le perroquet possédait donc dans sa mémoire (préfiguration de l'ordinateur) les manuscrits oraux de plusieurs romans inédits. Et figurez-vous (cela, mon enquête nocturne le prouve sans aucune contestation possible), le perroquet est passé ensuite de main en main jusqu'à finir entre celles de… Jean-Paul Sartre! Et là, un jour, par hasard, Sartre a découvert que le perroquet contenait, si j'ose dire, la matière de plusieurs romans flaubertiens, non seulement jamais publiés, mais inconnus des spécialistes eux-mêmes. Après une brève hésitation (reconnaissons lui cette furtive attaque de la vertu), Sartre n'a fait ni une ni deux et a fait publier sous son nom les inédits de Flaubert.
Ce que mon enquête ne dit pas, c'est quels romans communément attribués à Sartre sont en fait l'oeuvre de Flaubert. J'espère pouvoir aboutir à une réponse claire lors de la nuit prochaine, encore que je ne sois pas toujours maître de mes rêves, sinon vous imaginez parfaitement à quoi je rêverais chaque nuit ( par exemple, au mec qui accompagne ce message et qui me ferait profiter de plaisirs inédits, eux aussi!).
Par curiosité, ce matin, je me suis précipité sur google afin de vérifier cette histoire de perroquet. Je me disais que je n'avais pu l'inventer, l'expression sonnait trop familière pour être tout à fait nouvelle. Et en effet, j'ai pu constater que "Le perroquet de Flaubert" était un roman de Julian Barnes, que j'ai lu il y a des années, et dont j'avoue, à ma plus grande confusion, que je ne me souviens pas de quoi que ça parle. Mais enfin bon, on ne peut pas tout savoir. L'essentiel, c'est que j'ai démasqué Sartre.
La nuit prochaine, je m'attaque à Proust !
Je ne peux cependant me défaire d'un doute, que je dois éclaircir au plus vite : ça vit jusqu'à quel âge, un perroquet ?
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur De l'importance d'être frotté de culture »
C'est marrant, moi non plus, je n'ai aucun souvenir de ce roman de Julian Barnes que j'ai lu il y a plusieurs années. Moi qui cherchais quoi lire cet été, voilà une bonne idée, économique de surcroît.
Euh… Je voulais dire, une bonne idée de re-lecture en plus de tout J-P Tapie, bien sûr, ça va sans dire.