September 27, 2008
Fenêtre sur cour !
Depuis que j'ai déménagé, j'ai redécouvert le plaisir d'épier ses voisins ! Entendons-nous bien : je ne les espionne pas, je les épie. Il y a plus qu'une nuance, il y a une différence.
Le très beau garçon qui habite au même niveau, dont hélas la voix n'est pas tout à fait raccord avec le corps impeccable, semble avoir disparu. Il a dû partir en vacances ou en métropole. Il est hors du département, comme on dit ici. Avec sa femme et sa fille. Je saurai être patient.
L'autre voisin, celui qui habite l'immeuble contigu et dont la terrasse fait face à la mienne, est apparemment célibataire. Il fait et étend sa lessive, il fait même le ménage. Il apparaît souvent torse nu, en short, et c'est un spectacle de choix. Pas de premier ordre, comme l'autre voisin, mais très agréable cependant. Quand nous nous apercevons, nous nous saluons, d'un mouvement de tête ou d'un geste de la main. Ces jours-ci, une fille a réussi à s'immiscer dans sa solitude. Vous savez comme elles peuvent se montrer effrontées avec les hommes trop faibles pour les repousser… Bon, je n'ai pas été à proprement surpris, je m'y attendais un peu, nous ne sommes pas à Paris, chéri, mais à la Réunion, Ducon !
Je me suis lancé dans une nouvelle saga qui se déroule à la fin du douzième et au début du treizième siècle. Le héros en est le bâtard d'un comte, qui va devenir écuyer, puis chevalier, puis Croisé. Il participera à la quatrième Croisade, celle que Venise a détournée pour saccager Zadar, puis Byzance. Il finira en Terre Sainte. Comme dit Marie : "Combien d'autres magnifiques périodes de notre Histoire vas-tu salir avec tes cochonneries ?" En fait, il n'y en a pas beaucoup à salir. Quand on détaille les différentes époques de l'Histoire, il y en a peu qui distillent sensualité et plaisir. Du moins pour les bougres de notre espèce. Le Grand Siècle était aussi celui de la saleté et franchement, tous ces mecs en dentelle et pourpoint brodé, ça ne me bouleverse pas la libido, moi. Au Moyen-Age, les hommes étaient vraiment des hommes et je crois que ça ne les dérangeait pas trop, de temps à autre, de culbuter un jeune écuyer dans la paille. De plus, c'est une époque de grands voyages, de rencontres, de découvertes d'autres civilisations. Imaginez un jeune et preux chevalier confronté aux suaves senteurs de l'Orient… Oui, je crois que vous avez compris !
Bon, je retourne voir si mon beau voisin est sur sa terrasse (il va falloir que je m'achète quelques fleurs, histoire d'avoir quelque chose à faire de temps en temps sur la mienne!)…
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie

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