May 31, 2009
Gueule de bois
J'ai pris un somnifère pour dormir, mais ce ma tin,au réveil, nauséeux et triste, je vois bien que la défaite de Nadalito ne passe pas. Son élimination s'aggrave de la médiocre personnalité de son vainqueur et de l'inacceptable attitude du public - exceptionnellement descendu au niveau d'un public de match de foot. Il ne me reste plus qu'à espérer que Federer gagne le tournoi, mais surtout pas un Français.
J'imagine que n'importe qui, lisant ces lignes, doit se dire : non mais il a pété un câble, le vieux ! Mais que voulez-vous ? Ma vie me gonfle trop en ce moment, avec ses sempiternels problèmes de fric et de boulot, ses échecs littéraires, sa dramatique absence de perspective. Je ne dis rien du désert sexuel que je traverse (il y avait un moment que je le voyais venir, à remarquer la végétation de plus en plus rare et le sol de plus en plus sec autour de moi), ni de l'ennui qui m'étreint comme un étau. J'ai mal à ma vie comme d'autres ont mal à la France - et dans les deux cas, ça ne soigne pas, n'est-ce pas, docteur?
J'ai donc décidé de guérir ma gueule de bois en me taisant, au moins jusqu'à la finale de dimanche, que je ne regarderai peut-être pas si je n'aime pas les finalistes. Je vais me consacrer aux corrections d'Amaury, car j'aimerais bien que ce premier tome en fin d'année. Pour le reste… En attendant, mesdames et messieurs, rideau et silence !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Gueule de bois »
Allez,courage !
J'imagine que vous allez bientôt avoir entre les mains le numéro 9 d'Inverses avec votre interview (+ votre nouvelle)que j'ai lues hier.
C'est bien ma veine, voilà qu'il fait voeu de silence alors que je viens de lire plus d'une semaine de ses messages et que j'avais plein, mais alors plein, de commentaires hyper-spirituels et hypra-pétillants à faire. C'est ballot.