May 22, 2009

Jean, Albert et Alexander

3aag01Hier soir, j'ai regardé sur Canal un film de Jean Becker avec Albert Dupontel, "Deux jours à tuer". Je n'en dirai rien, car je n'ai pas beaucoup aimé, alors que j'apprécie beaucoup l'un et l'autre. Quand j'étais dans la pub à Paris, j'ai tourné pas mal de films avec Jean Becker. Il a toujours été l'un de mes réalisateurs favoris et les tournages avec lui et son équipe ont toujours été de bons moments d'amitié et de rigolade. Nous avons tourné dans les Landes, sur la côte vendéenne, à Formentera, en Yougoslavie, à Paris aussi, en studio. C'était ce qu'on appelle un chouette type, et surtout un bon vivant. On retrouve ça dans ses films. Dans celui-là, par exemple, il y avait l'Irlande, l'un des plus beaux pays du monde, un sanctuaire de lumière et de lignes.

J'aurais aimé être un mec comme Albert Dupontel. Pour moi, il représente parfaitement ce que doit être un homme. Il émane de ce mec un équilibre qui ne doit rien au hasard. Ses apparentes qualités sont le fruit de choix. On sent que ce mec a planté les limites de ce qu'il veut faire, qu'il a défini ceux avec qui il veut le faire, et qu'il s'y tient. Je l'ai découvert au tout début de sa carrière, par hasard, dans une cave du Sentier, où il donnait son premier stand up. Il m'a cueilli dès la première phrase. Je ne lui en ai même pas voulu d'arrêter ses spectacles. J'aime pratiquement tous ses rôles. Il leur donne une densité virile qui me fait frissonner. Il me file chaque fois une nostalgie terrible de ne pas être celui que j'aurais vraiment aimé être. Pour me consoler, je me tourne vers Jean Dujardin, qui m'inspire les mêmes sentiments, mais avec plus de légèreté, avec moins de culpabilisation.

J'ai vu sur U-Tube la vidéo du petit Norvégien qui a gagné l'Eurovision. Que pouvait faire la Kaastafiore contre un joli garçon aussi enjoué, avec un sourire aussi craquant ? On en oublie aisément sa voix un peu juste, et la navrante inanité des paroles de la chanson qu'il a composée lui-même. Il nous change des troglodytes hirsutes des années précédentes.

C'était notre message en direct du pays des hommes vrais !

J'avais commencé il y a très longtemps un livre intitulé "Le paradis des vieux pédés" dans lequel vivaient des anges qui ressemblaient très fort aux trois beaux gosses de la photo, des pensionnaires d'AllAmericanGuys, bien sûr. Je ne regrette pas d'avoir abandonné le livre en cours, mais je déplore qu'il n'ait été qu'une fiction…

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Commentaires sur Jean, Albert et Alexander »

May 23, 2009

sameplayer @ 8:26 am

Je comprends mieux pourquoi tu semble si pressé de gagner le paradis. mais tu es vraiment sûr de ton coup concernant le paradis des PD ? Il ne s'agirait pas d'abréger un séjour dans cette vallée de larmes pour se retrouver entouré de pintades shampouineuses. Pareceque là, ce serait pour un bon moment.

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