February 1, 2008
La Référence publie une critique élogieuse de Dolko
Le site La Référence publie une critique très positive de Dolko dans son numéro de février 2008. La Référence, comme son l'indique, est le site de référence le plus complet sur la littérature gay et lesbienne francophone. C'est une source d’information indispensable pour tout savoir sur les auteurs qu’il faut connaître et sur l’actualité du livre. La Référence est notamment animée par Pierre Salducci.
Voici la reproduction de cette critique :
Jean-Paul Tapie ou l'odyssée de l'esclave
Par Thierry Zedda
Auteur d’une dizaine de romans depuis Dolce Roma paru en 1974, Jean- Paul Tapie devra attendre la sortie de son troisième ouvrage Le Désir du cannibale (1996), pour connaître enfin le succès et devenir auteur à part entière. Suivront entre autres Dix petits phoques, Le Fils de Jean, Le Garçon qui voulait être juif ou encore Le Chasseur d’antilopes, en 2006. Primé pour sa nouvelle Putain de roche écrite en 2001, il est aussi l’auteur de romans érotiques sous le pseudo de Zaïn Gadol. Dolko, l’odyssée de l’esclave, son dernier né, est le premier tome d’une saga érotique qui devrait en compter quatre.
Dolko est un jeune guerrier barbare d’origine germaine, capturé par les romains et devenu esclave. Cette odyssée de l‘esclave est la sienne. Aux quatre coins de l’empire. Sur les rives de la Méditerranée. Là où son exceptionnelle beauté mais aussi sa force et sa bravoure seront la source de tous ses maux mais surtout celle de son salut.
Qui dit roman érotique dit scènes de cul et on se dit que quatre tomes de l’histoire d’un guerrier antique c’est peut-être un peu beaucoup. Car il faut reconnaître que dans la majorité des livres de genre, et même les mieux écrits, ces scènes là, ralentissent sauvagement le rythme pour ne par dire le gâcher. Ici, L’auteur inverse la tendance. Dolko est un livre intéressant. Un vrai roman d’aventure. Romanesque. Et on suit avec délice les péripéties de ce héros jeté dans un univers d’une cruauté barbaresque. Là où le désir est une faiblesse qui s’apparente au crime. Et on s‘y attache très vite. Son exploit n’est pas simplement de nous captiver d’un bout à l’autre de ces 446 pages et d’attendre la suite avec délectation, pour ne pas dire impatience, mais de constater que sans son érotisme, il n’aurait pas été mieux. Bien au contraire.
Les scènes de sexe nous révèlent la personnalité de Dolko. Tapie a eu le génie d’y insérer toute la psychologie de son personnage, qui s’abandonne au lecteur en même temps qu’à ses amants. On y découvre ainsi ses peurs, ses doutes, ses désespoirs. Un homme avec toutes ses faiblesses. Irrésistible.
Tapie écrit avec jubilation. On la ressent de page en page. Il se régale de clins d’œil et d’allusions. Ses références sont nombreuses . Et on ne verra plus désormais du même œil Ben-Hur, Marc-Antoine ou Spartacus. Mais il n’y a pas que ça car Dolko étonne aussi par sa modernité. On y retrouve tous les fantasmes gay actuels. Aucune raison de se priver donc de ce bon livre d’aventure au héros gay qui porte la tunique courte.
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