December 30, 2009

Le coup des infirmières bulgares

july25-02Sarko est assuré de laisser son nom dans l'Histoire, lié à ce que l'on appellera à l'avenir "le coup des infirmières bulgares". Coup de maître qu'il vient de répéter avec ces deux jeunes Françaises tirées des geôles dominicaines où elles purgeaient une peine pour trafic de drogue.

De deux choses l'une : ou elles sont innocentes, et je ne vois pas pourquoi on remercie le président dominicain de leur avoir accordé sa grâce, ni pourquoi on le reçoit avec les honneurs, ni pourquoi on fait des affaires avec un mec qui dirige un pays où la justice est pourrie au point de conserver des innocentes derrière les barreaux; ou elles sont coupables, et je me demande s'il est vraiment indispensable d'envoyer un secrétaire d'Etat les accueillir à la sortie de la prison et les ramener au bercail, sans doute en Première classe, avec salon VIP à l'arrivée, juste après que le président et sa nouvelle femme leur ont parlé au téléphone et leur ont, dixit le secrétaire d'Etat, donné des conseils de prudence pour leur prochain voyage à l'étranger.

Entendons-nous bien : je me réjouis que ces filles retrouvent leur famille, surtout si elles sont innocentes. Même si elles sont coupables d'ailleurs : qu'elles effectuent leur peine à la maison.

Souvenez-vous des infirmières bulgares. Ou elles étaient innocentes, elles aussi, et alors pourquoi faire des salamalecs à l'ordure qui les avait fait condamner en sachant qu'elles l'étaient; ou elles étaient coupables, et pourquoi les libérer dès leur retour à la maison ? C'est drôle, j'ai eu l'impression à l'époque que cette réflexion élémentaire n'avait frappé personne d'autre que moi. Comme je ne peux pas être plus intelligent que la moyenne (bon, d'accord, que la moyenne supérieure), il doit y voir une explication claire et nette qui m'échappe. Comme pour cette histoire en République Dominicaine.

Je ne demande pas à Sarko lui-même de m'expliquer. Ni à Frédéric Lefèvre. Ni à Joyandet qui a pu enfin se faire connaître du grand public. Non, n'importe qui d'un peu plus malin que moi fera l'affaire.

D'avance, merci.


Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par

Lien permanent Commenter

Laisser un commentaire