July 30, 2009

Les splendeurs de la tribune

kevin2bgJe n'insisterai jamais assez sur l'absence de compétence et de professionnalisme des caméramen de la télévision sportive. On a l'impression que dès qu'il y a un beau corps dans les parages, ils se hâtent de détourner chastement leur caméra comme un puritain son regard d'une paire de seins. J'avais déjà remarqué cela au tennis, quand Nadal, Djokovic, Roddick ou Safin changent de polo. Bon, là, je veux bien passer l'éponge, ces garçons sont agréablement taillés, mais il n'y a pas de quoi éclater en sanglots. Dans les meetings d'athlétisme, même incompétence, et là c'est plus grave. La caméra balaie les huit concurrents du cent mètres (en général, huit Noirs superbement musclés à la virilité desquels le lycra rend un vibrant - c'est l'adjectif qui s'impose - hommage) et vite, un plan large pour nous montrer la course et celui qui va gagner. Alors qu'il est si distrayant de filmer au niveau des hanches et de nous montrer au ralenti l'incroyable agitation et le remue-ménage suggestif de ces huit virilités dans leur shorty…

Même navrante absence de savoir-faire à Rome pour les championnats de natation. Ah ça, si vous vous régalez à regarder des hommes ou des femmes grenouilles barboter dans l'eau bleue, vous allez être comblés ! Mais si vous espérez de longs plans de coupe sur les tribunes, où s'enthousiasment des hordes de jeunes hommes torse nu, avec des corps absolument incroyables, une peau caramel qui vous restitue intact le goût des Dupont d'Isigny de votre enfance et souvent des gueules à tomber par terre, là, vous risquez d'être déçus. A peine a-t-on droit à quelques (trop brèves) secondes lors de la présentation des tétards géants. Je devrais vraiment enregistrer et user de mon arrêt  sur image. Mais je suis trop ému pour appuyer sur le bon bouton.

On ne m'ôtera pas de l'esprit que ces garçons qui bondissent tous muscles dehors sur les gradins savent très bien ce qu'ils font. Ils savent qu'ils sont superbement foutus et ils prennent leur pied à nous le montrer. Avec ce délicieux exhibitionnisme qui n'appartient qu'aux hétéros et qui laisse largement la place à l'admiration des homos. Il n'y a rien de plus excitant qu'un corps superbe qui se montre sans se dévoiler exagérément. Et surtout sans s'imaginer ce qu'un vieil homo ravagé serait capable de faire avec !

Plus que trois jours de compétition… Et merde !
Pour nous accompagner aujourd'hui, une vieille (façon de parler!) connaissance : le somptueux Kevin Gould.


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