April 2, 2008
Mazel Tov !
Ce matin, j'étais de mariage. Mon cousin, qui a le même âge que moi, à deux mois près. Eh oui, je suis jeune, puisque j'ai encore l'âge auquel on se marie. Ou l'âge auquel on se marie encore. Brève cérémonie à la mairie de Saint-Gilles. L'impression d'une formalité amusante plus qu'émouvante. Bon, enfin, comme on dit, les mariés ne sont pas des perdreaux de l'année.
En sortant, j'aperçois un jeune mec de dos, en pantalon, torse nu. Ou plutôt dos nu. Dos admirable. Musclé, dessiné, plein d'ombres et de courbes. Hanches étroites, épaules larges, triceps noueux. De quoi rêver. J'ai eu beau faire, je n'ai pu en voir plus, la voiture derrière klaxonnait.
C'est pourquoi aujourd'hui je vous montre un garçon au corps admirable dont on ne voit pas le visage. Ne sont-ce pas les plus beaux ? Combien en ai-je vus, dans ma vie, de ces garçons qui m'ont semblé merveilleux ? Le plus souvent, j'en ai éprouvé un déchirement violent. Presque un sentiment de panique, comme si voir le garçon entrevu devenait quelque chose d'essentiel, d'indispensable.
J'aurais voulu pouvoir m'arrêter, aller vérifier si le garçon était bien aussi beau que je le croyais. Ces garçons entrevus sont des souffrances et des cadeaux. Ils sont à l'image des beaux garçons : on ne sait jamais très bien ce que l'on aurait aimé qu'il se passe…
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Laisser un commentaire