August 25, 2010
Melvil Poupaud

J'ai revu hier le délicieux Melvil dans un film de Noémie Lvovsky, "Les sentiments". J'adore ce garçon. Je n'en connais pas d'autre, dans le cinéma français, qui soit aussi agréablement sexy. Il a des yeux chauds et vifs, pleins de promesses et de sous-entendus, un sourire discret,qui vient vous achever une fois que les yeux vous ont harponné, avec en plus de jolis cheveux bouclés. On devine tout de suite que l'on va passer un bon et chaud moment avec ce garçon. Si j'étais une fille, je ne lui résisterais pas. S'il était homo, c'est lui qui me résisterait. Je ne m'explique pas que ce garçon ne soit pas davantage une star en ce pays. Je ne peux vous citer un acteur de son âge qui l'égale.
Remarquez, je ne m'explique pas non plus comment, dans le film, Isabelle Carré peut préférer Jean-Pierre Bacri à Melvil. Et pourtant, j'adore JPB, qui est un peu pour moi un Woody Allen à la française. Décidément, je ne comprendrai jamais rien aux femmes. Ou aux scénaristes.
J'ai vu hier soir un film assez déconcertant, "Le roi de l'évasion", un road movie dont le héros est un vendeur de machines agricoles homosexuel. Il semble que, dans le Tarn, tous les hommes de 40 ans et plus sont homosexuels. Un peu comme dans Dolko. Sauf que, dans Dolko, ils sont tous (à peu près) jeunes, beaux, baraqués, sexy et bien montés. Là, c'est vraiment le contraire. Il faut avoir vu le héros courir dans son petit slip bleu en pleine nature pour comprendre que tous les pédés ne sont pas beaux, loin de là. Mais en même temps, c'est très réaliste. On imagine bien des coins de province avec des mecs aussi improbables sur le plan physique. Et qui en plus, c'est un comble, n'ont même pas l'air malheureux d'être pédés. Bon, c'est vrai, on rit plus qu'on ne rêve en voyant ce film. Notamment le dernier plan, une perle dans la production nationale. Dans le conformiste paysage cinématographique français, il y a là quelque chose de très rafraîchissant.
J'ai terminé de corriger les épreuves du tome 2 d'Amaury, "Bertrand ou les chemins de la Terre Sainte". Je me sens un peu orphelin ce matin, parce que j'ai bien apprécié ces quelques jours pasés en compagnie de mes personnages. L'espace de quelques heures, j'oubliais que j'étais aux abois et que la meute est sur mes talons. En toute modestie, je trouve le livre réussi. Certes, ce sera sans doute encore un échec. Je me disais ce matin que je devrais peut-être écrire un livre qui s'intitulerait "Comment écrire un worst seller ?" ou "Comment devenir auteur à insuccès en 12 leçons ?" Mais avec mon absence de réussite, même ça, ça ne marcherait pas !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Melvil Poupaud »
Sachez que j'ai convertie une amie :). Elle commence la série des Dolko et me tiendra au courant. Le tome 2 avec Djialo reste mon préféré.
Qu'appelez-vous un échec ? De vous j'ai déjà quatre romans et j'attends la parution de "Bertrand…" je trouve qu'effectivement vous faites la part belle aux hommes, jeunes, beaux et musclés.
J'aime votre style mais je pense que vos histoires gagneraient en profondeur si vous adaptiez vos personnages à la campagne profonde (dans la mouise et au contact avec les animaux, les tracteurs.. par exemple sans oublier les femmes cependant, je trouve qu'elles sont un peu effacées dans vos romans…) ou au milieu des SDF qui peuvent vivre ou avoir envie de vivre des amours particulières comme les autres…. Le livre que je préfère de votre plume reste "Le fils de Jean" même si DOLKO 1 m'a aussi VRAIMENT plu.