July 6, 2008

Monsieur le président du jury !

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    La médiathèque de Saint-Pierre de la Réunion, qui fête ses vingt ans, a organisé un concours de nouvelles autour du chiffre 20. Puis ses responsables m'ont demandé de présider le jury chargé de décerner les prix. Ils ont reçu huit textes, j'en ai lu sept pour l'instant. Je suis absolument accablé. Non seulement par l'absence de style et de construction romanesque, mais surtout par l'orthographe. Quand je me dis que ces gens font partie du faible pourcentage de ceux qui aiment écrire, et sans doute lire, je me demande à quoi ressemble l'écriture des autres. A rien, j'imagine. A un discours de Sarko que personne ne lui aurait écrit. A un sketch d'Arthur ou de Thomas N'Gisol. Bref, à rien.

    Sur les sept nouvelles lues jusqu'à présent, une seule tient à peu près la route,  à condition de ne pas se montrer trop exigeant sur le style et l'écriture. Mais au moins il y a une idée. Une histoire basée sur le Loto. C'est un brouillon de nouvelle. Un embryon. Dans le contexte, ce n'est déjà pas mal !

    Le garçon qui accompagne ce post - et qui est, ne nous le cachons pas, la véritable raison pour laquelle je l'écris - représente exactement le genre de garçon dont je raffole et que j'exècre. Son corps est absolument splendide, sans excès, mais l'expression de son visage dit, mieux qu'un discours, toute sa vanité et sa satisfaction de soi. Bon, d'accord, il aurait tort de ne pas l'être, satisfait de lui. Mais quand même… Il me fait penser au mâle américain typique. J'en ai rencontré un qui lui ressemble, il y a très longtemps, à Key West. Il s'appelait Dale, il était con comme un rabot, mais tellement sexy, tellement bandant, tellement All American Boy ! Celui-ci s'appelle Neil Rigney et chaque soir, sans doute, il y a quelqu'un, un mec ou une fille, qui s'endort à côté de lui ! Et après ça, on se demande pourquoi je suis plein de rancoeur !

    Remarquez, j'ai peut-être tout faux. C'est peut-être lui qui m'a envoyé la seule nouvelle que j'ai trouvée lisible. Si c'est le cas, il me tarde de lui décerner le prix. En privé. Avant de lui demander de m'en décerner un à son tour. Mais j'imagine que ce genre d'anecdote est encore plus rare que gagner six numéros au Loto…

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