April 19, 2009
Nadal : et de 5 !
Si vous pensez que je suis une groupie de Rafael Nadal, vous êtes totalement dans l'erreur : je suis un fervent supporter ui continue à conserver sa lucidité et surtout son objectivité, même dans les moments les plus tendus. Bon, j'admets qu'il m'arrive de pousser Rafa de la voix dans ces moments-là. Mais dès que le Majorquin (comme disent les commentateurs pour montrer qu'ils ont des notions de géographie) commet une erreur, se relâche, devient moins rigoureux, je suis le premier à le lui reprocher, avant même son oncle Toni.
Je vais même être franc avec vous et vous couper la chique : il m'arrive par moments de désespérer. Par exemple, à Monte Carlo, quand Murray est revenu de 5-2 à 5-5 en demi-finale, ou hier, lors de la finale, quand Rafa, après avoir sèchement perdu le deuxième set (deux breaks, quand même!), a failli perdre le premier jeu du troisième set sur son service. Que Nadalito me pardonne cet instant de doute. C'est là qu'il est bougrement fort, le natif de Manacor (vous voyez, j'ai toute la doc pour devenir commentateur sportif à mon tour). Il sait ployer le dos sous l'orage avant de repartir de plus belle. Il n'est jamais désespérant. En tout cas, pas longtemps.
A présent, je vais vous demander de vous lever et, ensemble, recueillons-nous un instant en ayant une pensée émue pour les performances des joueurs français…
Hier, je vous avais promis une photo moins leste : j'ai gardé le bas, mais j'ai ajouté la main.
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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