February 23, 2010
Nuit d'angoisse

Aujourd'hui, ce n'est pas l'homme d'esprit qui s'adresse à vous, ce n'est pas l'observateur caustique et un brin désabusé de la scène politique qui vous parle, ce n'est pas le peintre subtil des moeurs de notre époque qui se confesse. C'est l'homme désabusé, amer, désenchanté, malmené par l'existence, blessé par la vie, transpercé, jour après jour, par les flèches de l'indifférence et les traits du dédain… (Putain, que c'est beau !)
Depuis quelques nuits, je dors mal. En général, quand cela se produit, c'est parce que mes problèmes de fric deviennent angoissants et que, malgré moi, la nuit, au lieu de rêver, je calcule. Mais bon, là, en ce moment, j'ai d'autant moins de problèmes de fric que, avec une rigueur exemplaire, j'ai décidé de ne plus payer mes cotisations sociales. Alors pourquoi suis-je aussi anxieux ? Je pense que c'est la santé qui m'obsède. Non pas la Santé - bon, on y viendra tôt ou tard, apparemment - mais ma santé, et d'abord ma santé mentale. J'ai parfois l'impression de basculer dans la folie. Je sens mon esprit flotter et je me demande si je ne suis pas en train de devenir cinglé. Je me réveille dans ma chambre encore plongée dans l'obscurité et j'ai hâte que le jour se lève, apportant avec lui un peu de lucidité et de répit. Parfois, j'ai la hantise de l'Alzheimer. Un mot, une référence, un souvenir m'échappe - et je panique.
C'est grave, docteur ?
Bon, évidemment, si je ressemblait à ce mec-là, je pense que ça résoudrait provisoirement mes angoisses existentielles. C'est quoi, sa marque de slip ?
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Nuit d'angoisse »
Bonjour Jean-Paul,
En te lisant ce matin, je repense à un passage difficile. Il y a un an, j'ai découvert ce qu'était une sciatique et mes nuits l'ont bien compris aussi. Alors, pour attendre le jour, je me réfugiais dans la lecture des aventures de "Dolko" d'un certain Jean-Paul Tapie que tu connais peut-être… A l'époque, ça me faisait plus de bien qu'un anti-douleur, autant de bien que la contemplation d'un type aussi beau que celui de la photo d'aujourd'hui.
En ce qui concerne ce beau mec, certes il doit avoir moins d'angoisses existentielles mais n'a-t-il pas tout autant que nous besoin d'un regard qui se pose sur lui, que ce regard soit chargé de désir ou tout simplement de la considération qui nous fait nous sentir un peu consistant?
Sur ce, je te souhaite de trouver le Jean-Paul Tapie qui t'aidera à atteindre les premières lueurs du jour.
Cordialement
Jean-Michel