September 8, 2009
On se croit fort…
On se croit fort, on se dit : je m'en fiche si cette tête à claques de Monfils bat Nadalito à l'US Open, mais au moment même où le match se joue en direct (à l'heure où j'écris ce message), on n'ose pas regarder. Après tout, les mauvaises nouvelles, c'est comme le paiement des cotisations sociales, ça peut attendre encore un peu (en plus, là, il n'y a pas de majoration !).
On se croit fort, on se dit : je peux parfaitement regarder jusqu'au bout un film d'Eric et Ramzi (en l'occurrence, Seuls Two), on se met devant la télé et au bout de dix minutes, on zappe, épuisé par la pauvreté du scénario, la navrance (ça se dit ? Non, eh bien ça devrait se dire, surtout dans ce cas !) des dialogues, l'absence d'imagination de la mise en scène. Ah, si les gens qui nous font rire sur Canal évitaient d'essayer de le faire au cinéma…
On se croit fort, on se dit : je n'accepterai jamais de vivre sous un certain seuil de pauvreté, et quand on commence à se poser la question, on s'aperçoit que le seuil est bien au-dessus de sa tête…
Mon ami Bruno m'envoie la photo de ce garçon. Il ne me le dit pas, mais j'ai bien compris que ce garçon lui fait penser à moi quand j'étais plus jeune. Et il a raison : j'ai eu, à une époque, le même maillot de bain…
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur On se croit fort… »
on ne dit pas navrance mais "navritude"