January 25, 2012

Poupoupidou

richard-bearVu à la télé un petit film français (ce qui n'est pas péjoratif), avec un vrai scénario - même lorsqu'il est maladroit, il demeure attachant - et de vrais bons acteurs qui ne se la pètent pas. "Poupoupidou" avec Jean-Paul Rouve, Sophie Quinton et le délicieux Guillaume Gouix, qui ne perd rien à se montrer nu dans un sauna, même s'il ne s'agit pas d'un sauna gay. Le héros qu'incarne GG l'est, lui, mais on nous l'indique avec une discrétion que je trouve louable. Seuls ceux qui ont l’œil attentif comprendront. L'action se déroule à Mouthe, dans le Jura, connue sous le nom de "petite Sibérie". Et en hiver bien sûr. Une histoire policière, mais pas que, avec de bons rebondissements pas trop invraisemblables. Le seul bémo : la politisation du fait divers, ni très utile, ni très crédible.

Mais bon, pourquoi faire la fine bouche, le jeune cinéma français ne nous habitue pas toujours à une telle originalité. Pas vrai Christophe Honoré ? Pas vrai Emmanuel Mouret ?

Ce n'est pas notre ami d'aujourd'hui qui me démentira !

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January 23, 2012

Un beau triton

les-gants-jaunesJuste un mot pour les amateurs de beaux sportifs bien foutus : Giacomo Perez Dortona, jeune brasseur français, la relève de Hugues Duboscq qui était déjà mon nageur préféré. Le jeune Giacomo est non seulement terriblement mignon dans le style méditerranéen sensuel et bronzé, mais il a un corps inouï, des pecs superbes, des abdos de compétition et des biceps à faire frissonner. Un petit chef d’œuvre à vous faire courir les bords de piscine !

Encore plus beau et sexy que notre jeune ami du jour, qui du coup fait la gueule.

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Le suicide d'une femme

joli-coupleUne femme de 45 ans se pend à son domicile. J'imagine que cela se produit chaque jour en France, sans aller chercher plus loin. Il y a des tas de raisons pour que cela arrive.

Mais cette femme-ci n'est pas tout à fait une femme ordinaire. D'abord, elle est née dans une riche famille d'industriels alsaciens protestants. On imagine donc qu'elle n'a pas mis fin à ses jours parce qu'elle ne pouvait pas payer la note EDF ou l'épicier. De plus, elle est mariée à un ministre. Du coup, je m'interroge. Cette absence de mobile apparent me trouble. Bien sûr, il y a parfois des raisons cachées, invisibles à l’œil nu, psychologiques, la mélancolie, la déprime, qui peuvent expliquer le suicide d'une femme qui, apparemment, a tout ce que l'on peut espérer dans la vie. Bizarrement, je n'imagine même pas quelque chose de sordide, genre le mari qui cavale (il suffit de regarder la tronche de Luc Chatel…), ou alors une affaire d'Etat, un scandale caché, un complot obscur. Pourtant, il doit bien y avoir une raison, et je devine qu'elle est enfouie, difficile à comprendre, tordue. Peut-être juste le manque d'envie de vivre. Cela me rappelle le suicide de Patrick Dewaere. Il avait tout, apparemment, lui aussi. Le talent, le succès, les amis. Pourtant ceux-ci le décrivaient comme profondément désespéré, déprimé. Il le faut bien, puisqu'on se suicide rarement sans raison.

C'est quand même un fait divers étrange : on a envie de jeter dessus un voile pudique, genre ça ne nous concerne pas. Mais comment le pourrait-on ? Il doit bien y avoir un enseignement à tirer de la mort volontaire d'une femme avec qui la vie ne s'était pas montrée  chiche.

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January 21, 2012

Catherine Jacob

au-coeur-de-la-nuitJ'ai toujours bien aimé cette actrice, dès la première fois où je l'ai vue, dans "La vie est un long fleuve tranquille", puis surtout dans "Tatie Danielle", où elle était vraiment excellente. J'avais adoré son intervention, un soir, aux César, où, devant remettre le César du meilleur espoir masculin, elle avait dit avec ce ton inimitable qu'elle sait avoir : "Je suis ravie que l'on ait pensé à moi pour décerner le César du jeune homme…"

Qu'a-t-elle fait de son talent ? Je l'ai regardée hier soir à la télé dans une adaptation de "La Maison Tellier" de Guy de M. Elle y incarne (le mot n'est pas trop fort) une Madame, une patronne de bordel. Elle y est engoncée dans des robes qui mettent en valeur sa généreuse poitrine et son torse plus que majestueux. Mais elle n'a plus de cou. Elle peut à peine tourner la tête. Quant à son visage, il n'a plus que deux ou trois expressions, qu'elle accompagne en général de petits gémissements censés nous fournir une indication, j'imagine, sur les pensées de son personnage. Elle ne pleure plus, elle suinte, comme un fromage au soleil. On croirait qu'elle est constamment sur le point de baver.

A présent, chaque fois que je la vois, elle joue pratiquement le même caractère, une femme qui soupire beaucoup et parle peu. En vérité, elle donne l'impression d'être excessivement alcoolique. Est-ce le cas ? Je l'ignore, peu m'importe en fait, ce qui compte, c'est qu'elle s'est gâchée au fil des films, jouant dans des comédies où des réalisateurs sans talent lui laissent faire ce qu'elle veut - et elle n'est plus très exigeante vis-à-vis d'elle-même. J'ai vu qu'elle avait été nommée cette année marraine du Festival des Lumières, un truc proche des Golden Globe Awards si j'ai bien compris. Je trouve que c'est un honneur bien grand pour une actrice qui n'a pas rempli le dixième des promesses que laissait augurer son talent.

Dommage…

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Une affaire de goût

lhomme-a-la-motoJ'ai terminé le livre de Delphine de Vigan (et non Le Vigan comme indiqué par erreur hier). C'est presque aussi mal écrit que c'est ennuyeux à lire. Enfin bon, 150 pages, c'est comme un rendez-vous chez le dentiste, ça passe vite. Je vais me refaire la bouche, comme disent les gourmets, avec un James Ellroy que je n'avais pas lu, "Lune sanglante". Et si ça ne suffit pas à faire passer le goût amer des "Jolis garçons", je poursuivrai avec un Joyce Carol Oates.

A part ça, le parcours navrant des Experts aux championnats d'Europe me déçoit sensiblement. J'en livrerais bien un ou deux à la férocité sexuelle de l'homme de la photo, histoire de leur apprendre à vivre.

Je faisais remarquer hier à un ami de Facebook, hétéro dont le vocabulaire recourt souvent à l'allusion sodomite, que sa conception de l'enculage, comme c'est souvent le cas chez de nombreux hétéros, est essentiellement romantique. Ces garçons s'imaginent la pénétration anale comme quelque chose de tumultueux, de cyclopéen et de titanesque, une sorte de Crépuscule des Dieux, alors qu'il ne s'agit, presque toujours, que de profiter d'une cavité accueillante pour obtenir, par pénétration et frottement, une chaleur assez vive du côté du membre, chaleur qui débouche fréquemment sur une éjaculation jouissive. Rien de plus. Mais ces garçons sont tellement obsédés par cet acte qu'ils le parent de toutes les monstruosités et de toutes les apothéoses.

Ce sont de petits garçons rêveurs…

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January 19, 2012

Ecriture, mot féminin.

steve-kuchinskyJuste après avoir dévoré un excellent polar sud-africain ("L'âme du chasseur", de Deon Meyer), je me suis attaqué à ce que je pensais être une friandise, un petit roman d'à peine 150 pages, "Les jolis garçons", de Delphine Le Vigan, une auteure dont j'ai entendu récemment parler. Le titre, vous en conviendrez, avait tout pour me plaire. Seulement voilà, à peine avais-je lu dix pages que je me posais des questions qui n'avaient rien à voir avec le livre, ou du moins avec ce livre. Brusquement, je me suis rendu compte que depuis Sagan, je n'avais rien lu, sous la plume d'une femme, qui trahisse l'amour profond et absolu des hommes. Rien qui puisse rivaliser avec sa lucidité, sa sensualité, sa complicité, et surtout sa profonde indulgence pour leurs petits travers et leurs gros défauts. Ou l'on a droit à des viragos, qui semblent navrées de n'être pas lesbiennes et qui trempent leur plume dans leur vagin (Millet, Despentes, Angot), ou à des rédactrices d'Elle ou de Marie-Claire qui se sentent brusquement pousser la vocation de romancières et trempent leur plume dans le sirop (Gavalda, Pancol). Pour ne rien dire de Nothomb, qui trempe sa plume dans le vide. Dans aucun de ces livres on ne rencontre de mecs susceptibles de nous séduire - et je suis bien placé, on l'admettra, pour me laisser séduire par un mec, pas seulement exciter, comme par notre ami en photo aujourd'hui. Chez Sagan, les hommes rient doucement dans l'ombre en contemplant une femme qui se fait belle pour eux, sifflotent un air de Glenn Miller tout en sirotant un scotch hors d'âge. Ils ont des mains faites pour caresser les visages et les volants, les enfants et les chats, les couvertures de beaux livres et les touches de paino. Ils ont des yeux plissés par leurs nombreux fous rires, leurs innombrables orgasmes, les heures au soleil, leurs nuits blanches et leurs petits mensonges. Quel gay n'est pas tombé amoureux des hommes à travers le père de Cécile, dans "Bonjour Tristesse" ? J'en mets un seul au défi de s'amouracher des héros de nos plumitives. Elles ont le désir comme l'écriture, sèche, âpre, rugueuse. Tellement obsédées à nous faire détester les défauts des hommes qu'elles sont incapables de nous faire aimer les leurs propres.

Bon, d'accord, je ne suis pas un fan de la littérature féminine per se. Pourquoi le serais-je ? Elle est trop typée pour m'intéresser et me plaire, comme la mienne est trop typée pour plaire largement au-delà du cercle de quelques gays cultivés, raffinés et intelligents, ainsi que quelques inconditionnelles. Mais après tout, j'aime Colette, Jane Austen, Doris Lessing, Nadine Gordimer, Marguerite Yourcenar, Mary McCarthy - et ma plus récente découverte littéraire est une femme américaine : Joyce Carol Oates. Alors n'espérez pas m'entendre plaider coupable !

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Facebook me consterne !

beau-sans-contesteCe matin, sur Facebook, je remarque le statut d'un de ces amis Facebook que je ne connais pas vraiment. Il dit quelque chose de très simple et de très banal : "8 heures, debout, debout !" Peu de chances que ce statut passe à la postérité, me dis-je, quand je remarque qu'il a entraîné 37 commentaires. 37 commentaires !!! Que peut-on dire à la suite d'un tel message ? Je clique donc pour en avoir une idée. Et je tombe sur des commentaires tels que : "Oh non, il est trop tôt !" "Pour moi, ce sera un café ! " "Avec une goutte de lait pour moi !" "Encore une petite minute !" "LOL" "Qui ira m'acheter des croissants ?" "Taisez-vous, je dors !" Et ainsi de suite. 37, vous dis-je ! Franchement, c'est beaucoup de mots pour ne rien dire. Cela valait-il la peine d'inventer l'ordinateur, l'internet et facebook ? Je m'interroge. Vous pouvez commenter tant que vous voulez.

Ce garçon m'agace. J'aimerais vous dire que je le trouve trop beau, et pas si sexy que ça, finalement, mais à quoi bon mentir ? Je pourrais passer des heures à le regarder, s'il acceptait de me laisser faire.

Hier soir, j'ai vu un film assez plaisant de Mike Leigh, "Another year". Une chronique lente et subtile de la classe moyenne britannique. Parfois un brin agaçant, souvent un peu déprimant, mais plaisant, vous dis-je. Là aussi, vous pouvez commenter.

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January 17, 2012

Les ayatollahs de la rue des Archives

orgueilleuxJ'ai été surpris de la polémique qui s'est développée, si j'en crois la lecture de sites ou de blogs amis, au sujet de la couverture de Libé sur Sarko et le mariage gay. Certains intellectuels gays (oxymoron ? paradoxe ? ou simple connerie ?) s'indignent de voir les gays caricaturés sous les traits d'un gros bear en cuir, certainement velu, porteur à n'en pas douter d'un cockring, à qui Sarko passe la bague au doigt. Ah bon, c'est une caricature ? Ceux qui la montrent du doigt ne passent jamais devant le Cox ? Ni devant l'Open ? Ni devant les Marronniers, ou Tsou, ou Vito ? Bien sûr que la plupart des gays sont des caricatures : vous, moi, eux - et tant mieux pour nous. Il n'y a pas pire, à mon sens, quand on est homo, que de ressembler à n'importe qui. C'est bien la peine de se faire cracher sur la gueule pendant des années, tiens ! Prenez moi, par exemple : je suis la caricature de l'homosexuel vieillissant dans une apothéose de séduction et de sensualité, une espèce d'été indien de la pédale. Vous, je ne sais pas, choisissez, ce ne sont pas les catégories qui manquent.

J'imagine que nos ayatollahs considèrent, eux, qu'ils représentent une certaine normalité - ce qui est déjà en soi une caricature. Je les vois bien, moi, dans certaines émissions, parlant sans complexe au nom de la communauté gay, eux qui n'ont pratiquement jamais mis les pieds dans une back room, participé à une orgie dans un sauna, sniffé du poppers au moment de se faire goder ou - pire encore - eux qui repoussent mes romans avec mépris ! Je vois leur petite mine coincée de bigotes contrites quand ils lâchent du bout des lèvres : "Je ne suis pas ennemi d'un certain humour, croyez-moi, je ne suis pas le dernier à rire d'une bonne plaisanterie ou d'un dessin drôle, mais cette caricature inacceptable montrant un gay barbu, poilu et en cuir…! Ah non, c'est trop, c'est dégradant, c'est humiliant, c'est du racisme ! A moi, le MRAP ! Au secours, la Ligue !" On se demande ce qu'auraient fait ces dignes censeurs au moment de "La cage aux folles". Je préfère ne pas imaginer : des sit in, des recueils de signatures, des pétitions au ministre, des lettres ouvertes dans la presse, des interventions nerveuses sur les plateaux télé, des protestations à la sortie des théâtres, des centaines de militants allongés sur la chaussée devant les cinémas… Moi, quand je les vois, ces petits-maîtres de l'homosexualité, ces Trissotin du Marais, ces Tartuffe de la rue de la Grande Tapiolerie, j'ai juste envie de me taper une bande dessinée de Ralf Konig ou de feuilleter un album de Tom of Finland - ces infâmes caricaturistes de notre digne et noble communauté.


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January 16, 2012

Henri Guaino, l'anti-Professeur Rolin.

talibanLes amateurs de la série "Palace" se souviennent que le Professeur Rolin (alias François Rolin) avait "toujours quelque chose à dire".  Henri Guaino, lui, c'est le contraire, il n'a jamais rien à dire. Ou plutôt si, il aurait des choses à dire, mais il ne veut pas les dire. Il pourrait donc se contenter de dire aux télés : "Je n'ai rien à vous dire." Mais non, il tient à ce que nous sachions qu'il sait plein de choses, qu'il pourrait nous les dire, mais qu'il ne nous les dira pas. Henri Guaino, c'est la copine conne qui vous dit : "On m'a dit un secret, mais j'ai juré de pas te le dire, alors je te le dirai pas, mais si que je te le dirais, rien que tu serais sur le cul !"

Henri Guaino vient sur les plateaux, avec une prédilection pour celui du Grand Journal, et il ne répond pas aux questions, ni à celles que nous nous posons, ni à celles qu'on lui pose. Il essaie de prendre une expression subtile, une pose intelligente qui nous indiquent clairement qu'il sait, mais qu'il ne dira rien, et pas seulement parce que c'est un secret d'Etat, mais juste pour nous emmerder. Seulement, ce n'est pas un très bon comédien, et en plus le malheureux est affligé de tics oculaires. On croirait qu'il nous adresse des clins d’œil, comme  un mauvais acteur dans une mauvaise pièce en adresse au public. Loin de moi l'intention de lui jeter au visage ses petits problèmes musculaires et nerveux, mais au lieu d'un héros malin et sympathique, il ressemble alors à s'y méprendre à un traître de comédie. Il se rêve Colbert ou Richelieu, et brusquement on se retrouve avec un sous-De Funès, le talent en moins.

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January 15, 2012

Les nouveaux Kate et Léo

hernandez-mendozaJ'imagine qu'en matière de naufrage, le Titanic est et restera à jamais la référence. Comme le tsunami de 2004 en matière de vague géante. Dans les propos des rescapés du Costa Riviera, la comparaison surgit presque automatiquement. "C'était comme le Titanic", disent-ils, comme s'ils l'avaient vécu. J'imagine que dès qu'ils auront un peu récupéré, ils vont se trouver héroïques et romanesques. Pensez ! Vous embarquez pour une croisière à 687 euros par personne vin en sus, et vous vous retrouvez dans la peau de Kate Winslet et de Léonardo Di Caprio. A trente ans passés avec quinze kilos de trop. Quelle aubaine !

Bon, je ne veux pas paraître jaloux ni dénigrer leur mésaventure, mais quand même, il faut admettre que le naufrage du Costa Riviera manque singulièrement de classe. Où est l'iceberg ? En plus, le bateau coule à cent mètres du bord et d'ailleurs il ne coule même pas. Ce n'est pas assez profond. Il se couche sur le flanc. Il ressemble à présent davantage à un HLM couché par un tremblement de terre qu'à un paquebot retourné par les flots, comme le Poséïdon.

Et puis les témoignages ! On sent bien que les gens ont retenu ceux des rescapés de catastrophes précédentes. "J'ai cru ma dernière heure arrivée…" "J'ai revu ma vie défiler devant mes yeux !" "A bord, c'était l'horreur, on se serait cru sur le Titanic !" "Un véritable cauchemar !" Etc. Finalement, je comprends pourquoi, sur le Titanic, on a d'abord sauvé les riches. Non parce qu'ils sont riches, mais parce qu'ils racontent mieux. Les pauvres, eux, ne savent même pas nous faire frissonner avec leurs malheurs.

Bon, il nous reste quand même les vidéos des caméscopes et des téléphones portables. Mais je vous préviens, ce ne sera pas du James Cameron !

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