September 14, 2008
Pape Star
Le grand cirque catholico-papal est fini et je m'en réjouis, car je commençais à en avoir marre de ne plus pouvoir allumer la télé sans tomber sur une retransmission de messe ou une table ronde sur le thème : "Catholicisme d'aujourd'hui, espoir de demain ?" ou "Avoir vingt ans dans les autels !" N'en déplaise à d'acariâtres lecteurs que mon anticléracisme à deux balles rebute, je supporte mal de voir la République mettre les petits plats dans les grands pour accueillir le chef de ceux qui, il y a à peine cent ans, multipliaient les efforts pour la déstabiliser et la renverser. Vous n'avez pas oublié l'Affaire Dreyfus, quand même ? Croyez-moi, eux, ils s'en souviennent encore. Nombreux sont ceux, parmi eux, qui rêvent d'une nouvelle "divine surprise", comme en 1940, avec Tonton Philippe. Souvenez-vous comme, à cette époque, ils l'ont vaguement oubliée, leur charité chrétienne. Pour une poignée de héros, combien de salauds ? Franchement, je trouve que pour une secte, même majoritaire dans notre pays, on en fait un peu trop. Non, je n'aime pas ce déballage. Si j'ose dire, trop de choeur et pas assez de coeur.
Remarquez, que l'Eglise soit réactionnaire ne me dérange pas. Que peut-elle être d'autre ? Il faut être stupide pour croire qu'elle peut évoluer sur des sujets comme l'avortement, la contraception, la prévention des maladies sexuellement transmissibles ou l'acceptation des minorités sexuelles. Elle n'a aucun intérêt à le faire. Il revient aux déviants de se conformer à la norme - ou alors de s'en aller. J'imagine que pour certains, une telle attitude doit titiller un masochisme très jouissif.
Bon, assez sur ce sujet. J'ai regardé hier soir un film de Stéphane Clavier (je crois qu'il s'agit du frère du propriétaire de villa en Corse) sur un sujet sensible, une histoire d'hétéros et d'homos, et ma foi, ce n'était pas si mauvais que ça. Il y avait même, ici et là, quelques audaces réjouissantes, des remarques subtiles et originales. Avec une fin pas trop consensuelle et pas trop téléphonée, pour une fois. Juste ce qu'il faut d'émotion, voire de sensiblerie.
Bon, allez en paix, mes enfants !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie

Laisser un commentaire