June 14, 2008
Paris'blues !

Ce matin, je me suis réveillé avec un moral abominable. J'ai eu une nuit chaotique, je me suis réveillé à deux heures, puis à quatre heures du matin, le coeur au bord des lèvres. Je me suis rendormi chaque fois. J'ai rêvé que je tentais d'accomplir un voyage en voiture dans une région dévastée par les intempéries et je roulais sur une route où l'eau montait sans cesse, devenant torrentueuse, jusqu'au moment où j'ai rencontré une jeune femme qui m'a dit que plus haut, c'était pire. Alors j'ai fait demi-tour, mais la descente s'est révélée tout aussi périlleuse. Là, je me suis réveillé. Si un spécialiste des rêves lit ceci, merci de me dévoiler le sens caché de ce mauvais rêve.
Ma mâchoire droite est légèrement endolorie et je me demande si je ne vais pas développer une infection dentaire. Il ne manquerait plus que ça. Je suis actuellement dans une situation psychologique où le moindre incident prend des proportions pénibles. Comme les incidents techniques qui semblent annoncer une panne prochaine de mon ordinateur. Franchement, je vous le dis, les problèmes de fric contribuent à transformer en catastrophes de simples vicissitudes.
Hier, au sauna, j'ai croisé ce garçon, Pascal, que je salue depuis des années. Il y a eu une époque, au Gymnase Club, où l'on se draguait discrètement. Je ne sais pas pourquoi je nétais pas passé à l'attaque à cette époque. Sans doute parce que je n'ai pas reçu de message clair ? Il a un regard vif et un sourire craquant, et un corps agréable aussi. Je me suis demandé s'il était encore temps de tenter quelque chose. J'ai vaguement lancé un ballon, qui n'est pas revenu, mais ça ne prouve rien. Peut-être une autre fois, mais alors il ne faudra pas discuter et passer tout de suite à l'action.
Il y avait aussi au sauna un grand garçon absolument superbe, très joli visage, avec un petit air de Justin Timberlake, je trouve, et un corps absolument prodigieux. Le genre de garçon que l'on se sentirait gêné de se faire, parce qu'il est tellement plus beau que vous qu'une étreinte paraitrait presque monstrueuse. Mais comment dire non à un tel garçon s'il se proposait ? De toute façon, le problème ne s'est pas posé, il ne m'a même pas regardé. Je l'ai vu s'enfermer dans une cabine avec un Asiatique assez banal, du coup je me suis demandé s'il n'était pas gigolo, car ils ont discuté un moment avant de tomber d'accord. Ce serait un peu dommage qu'il se loue, mais après tout, il n'a peut-être que cela à vendre.
Bon, il faut que je remonte la pente aujourd'hui, car je pars tout à l'heure pour les Alpes, où il fait froid, parait-il, et où les sentiers de randonnée sont en triste état. Eh bien, ça promet, ce n'est pas ça qui m'arranger le moral.
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
Commentaires sur Paris'blues ! »
Ne pas atteindre les idéaux que l'on s'était (aventureusement) fixés peut s'avérer terriblement dangereux pour l'esprit.
Pb d'égo, d'orgueil. Vanités, etc.
La Nature est plus forte que l'Homme, c'est un cliché.
Monter toujours plus haut, malgré les avertissements, mais la redescente est souvent très pénible car, à la déception de ne pas avoir atteint son but, succède la douleur (physique et morale) d'avoir été blessé dans sa chair et dans son amour-propre.
Bonne continuation.
t'es allé dans quel sauna?
Gym Louvre, c'est sûr, c'est là où sont les types musclés !