July 17, 2009
Putain d'oreillette !
Comment le public peut-il encore s'enthousiasmer pour le Tour de France ? Tout se joue en trois étapes. Un ou deux contre la montre, une ou deux étapes de montagne. Le reste du temps, on laisse les clampins gagner une étape ici ou là (quand Cavendish ne la gagne pas), on les autorise à s'échapper pendant 150 kilomètres avant d'être repris à 20 kilomètres de l'arrivée. Pendant ce temps, les favoris roulent ensemble et font semblant de s'observer, de se neutraliser. L'autre jour, quand Contador a attaqué, je n'y ai pas cru tant tout semble écrit à l'avance. Autrefois, je m'en souviens, le Tour durait trois semaines et était passionnant du premier au dernier jour. Il est vrai que les coureurs ne disposaient pas d'oreillettes. Ni de directeurs sportifs et de sponsors qui leur disaient exactement ce qu'ils devaient faire.
Le sport devient de plus en plus n'importe quoi. Déjà, le dopage nous met le doute chaque fois qu'un champion accomplit une performance. Alors le reste… C'est comme la combinaison des nageurs. Pourquoi pas des palmes ? Moi, je te remettrais tout le monde en slip de bain et que le meilleur gagne. Déjà, le spectacle y gagnerait. Moi, un nageur, ça m'excite. Mais un homme-grenouille…
Gasquet n'est donc ni tout à fait innocent ni tout à fait coupable. Il me fascine quand il s'explique.Il bouffe les mots plus vite qu'un junkie ne s'envoie un rail dans la narine A croire qu'il a peur d'oublier quelque chose que lui a dit son conseiller en communication. Il suffit de l'écouter trois minutes pour comprendre que ce mec n'a jamais pris une once de poudre. Ou alors, qu'il en a pris tellement qu'il est aujourd'hui dans cet état. Allez, Richie, retourne jouer avec les lignes…
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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