March 29, 2008

Savoir faire une fin !

    Non, une fois n'est pas coutume, je ne fais pas référence à ma misérable existence, mais je parle bien de littérature, de romapool+boy.jpgn. Je viens de lire un livre d'un auteur que je ne connaissais que de nom, Philippe Besson. Le livre s'intitule Un garçon d'Italie. L'histoire est plutôt plaisante, la mort d'un garçon qui vivait avec une fille mais avait aussi une liaison avec un gigolo de la gare de Florence. Le roman procède par brefs récits successifs de chacun des protagonistes. C'est intelligent et bien écrit. Seulement voilà : le héros est mort noyé en tombant d'un pont, on a trouvé des traces de somnifère dans son sang, on s'interroge sur les circonstances de sa mort (suicide, meurtre, accident?). Dans l'ultime récit, celui du héros mort (oui, il est mort, mais il parle encore), on apprend la vérité. Et là, franchement, grosse déception. L'auteur ne s'est pas compliqué l'existence. Grosse ficelle. Comme s'il s'en foutait un peu du dénouement. A l'image de ces auteurs de polars qui résolvent l'intrigue avec deux ou trois gros trucs. La fin est aussi mal ficelée que dans un film de Lelouch. C'est dire.

    Moi, modestement, je trouve que les fins de mes livres sont plutôt réussies. Même si j'ai moins de talent que ce Philippe Besson. Na.

    En voilà un avec qui j'aimerais bien faire une fin. J'adore ce visage en dehors des modes et ce corps impeccable, plus beau chaque fois qu'on le regarde.

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