July 27, 2008

Têtu s'entête ou Têtu sans tête ?

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    Un copain me signale que dans son dernier numéro, Têtu consacre un article, ou un paragraphe d'article, à Damien Crosse, sans signaler qu'il figure en couverture des deux premiers tomes de Dolko (et bientôt du troisième). Cela ne peut pas être un oubli. Certes, les journalistes de Têtu donnent souvent l'impression d'être de ravissantes têtes de linotte (c'est bien pour cela qu'on les aime, pour cette légèreté qui confine à l'inconsistance), mais de là à ne pas avoir fait le rapprochement, il y a un pas que même un mauvais esprit dans mon genre ne saurait franchir. Enfin quoi, il y a bien, dans l'équipe de Têtu, des journalistes qui aiment les beaux garçons. Au moins celui qui choisit les couvertures. Je dois donc en déduire que ce silence est un choix.

    Je peux avoir l'air de persifler, mais ce silence m'atteint plus que les pépiements du serin des Canaries. Après tout, Têtu est certes ce qu'il est, c'est-à-dire un magazine people adorablement superficiel, il n'en reste pas moins la référence en matière de publication gaie. Je suis étonné que leur responsable Littérature n'aime pas ce que j'écris, car je me souviens que lorsque celui de l'époque (peut-être est-ce toujours le même) m'avait interviewé au sujet du Fils de Jean, il ne m'avait pas caché sa passion quasi hystérique pour les grosses bites. Or les lecteurs de Dolko le savent, plusieurs personnages de la saga, à commencer par Dolko lui-même, ont été généreusement gâtés par le Créateur - ou par votre serviteur, en l'occurrence. Je pense donc que si le responsable littéraire n'a pas changé, il devrait se régaler devant les descriptions des amants de Dolko.

    Apparemment pas, et je le regrette. Mais après tout, je ne peux pas obliger ces garçons à aimer la beauté, la forme physique, le sexe et à admettre enfin que l'homosexualité n'est ni une philosophie, ni un idéal, ni même une façon de vivre : juste une façon de prendre son pied en attendant de mourir.

    

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