January 1, 2010
Vent printanier
Ce matin, je n'ai pas envie de vous parler de mon moral, j'aurais trop peur que ça me bousille le peu qu'il me reste…
Alors je vais vous narrer - avec cet incomparable talent de narrateur qui a assuré l'insuccès de la vingtaine d'ouvrages que j'ai publiés - une anecdote entendue sur le zapping de Canal. En 1945, un pilote japonais rêvait de devenir kamikaze et de se précipiter sur un navire de guerre américain. Las, comme il était marié et père de trois enfants, sa hiérarchie lui refusait ce droit (on est quand même un peu surpris de découvrir que l'état-major nippon pouvait avoir des considérations humaines…). Alors sa femme et ses trois filles se sont volontairement noyées afin de libérer notre homme de ses obligations familiales, ce qui lui a permis, un peu plus tard, d'aller se jeter en chantant sur un porte-avions de l'oncle Sam, ce qui a fait de lui l'avant-dernier kamikaze de cette glorieuse époque de l'aviation de l'Empire du soleil levant.
Comme quoi, quand elle veut, la famille peut cesser d'être un boulet fixé au pied des ambitions légitimes d'un homme.
Banzaï !
Classé sous Blog de Jean-Paul Tapie par Jean-Paul Tapie
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